Une quarantaine de paroissiens ont répondu à l’invitation du P. William et du Conseil pastoral pour accueillir Mgr Fonlupt et le vicaire général, le p. Charles-Bernard Savoldelli. Après un mot d’introduction, le p. William a donné la parole à Robert Issartel, qui a rappelé que la communauté paroissiale avait élaboré son projet pastoral, adopté en 2021, et s’était largement impliquée dans les étapes de la démarche diocésaine engagée par Mgr Fonlupt.
Notre évêque, déjà venu plusieurs fois, a ensuite pris le micro. Il a dit être là pour un temps de « visitation », qui consiste à « découvrir les personnes dans leur réalité humaine ». Il a montré par ses remarques qu’il mesure bien tous les éléments qui caractérisent notre paroisse. Il a fait remarquer que « partout les communautés se sont beaucoup modifiées ; on ne peut donc pas continuer sans s’interroger ».
À l’invitation de Philippe Dreyfus nous avons prié Marie et eu une pensée pour Miguel Couralet, parti à Toulouse pour le décès de sa mère. Il a rappelé l’historique de St-Paul/Jean XXIII à l’aide d’un diaporama cartographique couvrant un siècle, de 1925 à aujourd’hui, faisant ressortir que notre quartier, rural à l’origine, est devenu très urbain.
S’en est suivi un temps de discussion avec la salle. Plusieurs témoignages ont permis de mesurer l’enthousiasme et la diversité des paroissiens, ce qu’il se vit de riche à St-Paul/Jean XXIII en termes d’engagement, de solidarité et de partage – à double sens – avec le quartier. Tous n’habitent pas géographiquement Saint-Paul mais s’y sentent chez eux et s’y impliquent.
Mgr Fonlupt a, chaque fois, fait preuve d’une écoute attentive et bienveillante, soulignant la fraternité à l’œuvre, relevant qu’« on ne devient pas chrétien par conviction mais par attraction ». Il nous a aussi, après avoir entendu tous ces éléments positifs, demandé quelles étaient nos difficultés, sur quoi on butait ? Bien sûr, comme partout : renouvellement difficile (même s’il est réel avec les enfants du caté et de l’aumônerie), vieillissement…
Bernard Bonnefoi ayant relayé quelques inquiétudes, Mgr Fonlupt a cité des chiffres : « Le diocèse comporte autant de paroisses (170) qu’en 1817 au moment de la fixation de ses contours (il y avait alors 220 000 habitants, pour 565 000 aujourd’hui). Votre paroisse est un lieu d’ancrage ; demandons-nous comment on peut continuer ce que nous vivons en étant reliés plus largement avec les autres ? ». À propos des bâtiments (ex : St-Henri) : « Si on perd un bâtiment, on perd de la présence, comment témoigner là où nous ne sommes plus ? »
Prochaine étape : le 15 mars à Sainte-Garde (St-Didier). Après être allé à la rencontre des 8 doyennés du diocèse, Mgr Fonlupt avec le vicaire général et une équipe dédiée, fera une restitution aux curés et à leurs Conseils pastoraux de ce qu’ils ont constaté.
Anne Camboulives